Friday, February 10, 2012

Il faut tenir

La pression monte. Mon sang pétille pareil à une bouteille de coca trop secouée. Même si j'ai froid, il y a comme une énorme chaleur qui se répand dans les veines de mon organisme. Je tourne rapidement mon crâne vers tous les côtés avec un regard très excité. J’aperçois des individus. Je ne sais pas ce qu'ils ressentent, mais je pense que le bébé que j’entends est angoissé, car il pousse des cris peu agréables. Mais, à part cet être jeune, j'entends des bâillements, et je vois des petites pupilles.

Une jeune femme charmante aux grands yeux bleus, avec une veste bleu foncé me réveille d’une gentille façon en me disant qu'il faut que j'attache ma ceinture. Dans un premier temps, je me demande si je suis en train de rêver. Mais, en frappant mon coude j'affirme vite que cela n'est pas le cas, parce que la douleur piquante et glaçante qui suit est bien et bel réelle. Me voilà bientôt dans le deuxième pays de mon voyage : le grand continent Australie avec toutes ses côtes vivantes, son sable agréable, ses gentils requins avec des dents pointues, et ses surfers « cools ». Bonjour, Sydney!

Parfois, les attentes ne collent pas avec ce qu’on reçoit. En ce moment, des centaines de pensées voyages autour de ma matière grise, comme si j'étais une machine froide qui avait été programmée pour fréflechir. Me voilà à Syndey depuis une semaine, une métropole située sur la cote est du continent d'Australie. Depuis le commencement, je me suis senti gouverné par le chaos. Certes, j’avais réussit de trouver une embauche, mais j'avais comme un mauvais pressentiment. D'abord, le gars qui était noir de couleur de peau m'avait dit que je devais prendre toutes les offres qui venaient sur mon chemin. Puis, c'était une lourde journée de pluie triste ce jour-là. Tous les signes m’avaient crié à voix haute de ne pas saisir cette opportunité, mais je l'ai quand même fait...

413. Quatre, un, trois. Voici le numéro du véhicule polluant qui va me manger pour au final me cracher à la prison d’embauche. Je suis seul sur un banc noir, c'est tôt le matin. Il n'y pas presque pas un signe de vie à observer dans Glebe Street de Sydney. Pas même un gentil petit chaton, ni un gros chien, d'ailleurs. J’ai le sentiment d’être seul. Seul dans l’estomac de la grande bête qu’est Sydney. Ce qui est un paradoxe, car en pleine journée, je suis tout sauf seul. Au contraire, la présence des laquais de la bête m'étouffent. Ils sont nombreux. A chaque coin. Surtout les Chinois qui sont déguisés en vêtements jaunes avec des masques rouges. D'ou viennent ils? (De Chine, bien évidement, mais sérieusement, comment ça se fait qu'il y a tellement d'être humains de cette variété partout dans le monde?)

Mes paupières sont lourdes. Le banc est dur et froid, mais réussit quand même à m'emporter dans un autre monde. Loin du monde de froideur désagréable des rues de Sydney, et de mon embauche d’enfer. À distance de la tension que les habitants de cette ville lancent autour d'eux. Même dans cette autre dimension je me noie dans un négatif sans fond. Les questions essentielles m’envahissent : pourquoi est-ce que je suis ici? Pourquoi je poursuis mon voyage seul? On dit que seul Dieu le tout puissant sait, mais je ne crois pas qu’il le sait. Honnêtement, j’ai le sentiment de ne rien savoir, et franchement, je m'en fiche. Tout ce que je veux, c'est m'enfuir. Mais il faut tenir. Être fort.

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