C’est une journée froide, presque glaçante. Des larmes transformées en flocons froids sont en train d’atterrir sur une belle plage habillée en un blanc élégant grâce à un chagrin éternel glacé. En les regardent de plus près, on s’aperçoit que les flocons sont d’une beauté inégale avec des formes presque magiques comme des fleurs de multiples couleurs d’un rêve doux.
Sa magie est tellement magique qu’elle fait baver la mer, qui sans cesse essaye de l’embrasser avec ses lèvres bleues et froides. Même le vent perd sa raison devant un tel charme. Son cœur bat sans cesse, et il ne peut pas s’empêcher de respirer rapidement. Voici le charme et la séduction de ses flocons. Mais, derrière la fine apparence une rude froideur est cachée. C’est incompréhensible comment la neige peut être aussi belle et éclairante, et en même temps refroidir tellement.
Tenant à peine debout sur la plage de splendeur éternelle, il serre dans sa main rouge et tremblante un mouchoir glacé qui est en train de se transformer en glace. Il n’y a pas longtemps, ce morceau de tissu déchiré était chaud grâce à la chaleur de ses larmes, mais maintenant il est froid. Lui aussi.
Tout a commencé il y a quelques jours. Avant, le soleil souriait, le vent était calme, la plage brillait, et le ciel était bleu. Bref, c’était la belle vie.
« Salut, tu vas bien, mon chéri ? » Elle venait tout juste de se réveiller et comme toujours elle faisait tout pour donner l’impression d’être une femme sans fautes : le petit déjeuner était toujours servi chaque matin au lit, et bien sûr le dîner toujours prêt les après-midis. Les habits étaient tout le temps bien repassés. Et chaque coin de la maison bien rangé.
Cependant, il connaissait son secret. Depuis longtemps. Mais il se disait qu’il pouvait faire semblant. D’y vire avec. D’oublier le fait qu’elle le trompait avec son supérieur chaque mercredi soir quand elle était soi-disant être avec ses copines. Mais maintenant il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il en finisse.
Le temps est sombre à cause des nuages épais qui ne laissent pas les rayons de soleil transpercer. Son muscle de poitrine bat avec une énorme force. Ses mains sons chaudes et humides de sueur. Avec des pas lourds et rigides il avance vers la plus difficile décision de sa vie. Même si ses mains sont chaudes, elles tremblent. Le tremblement monte en intensivité. Il est devant la porte de son destin. Elle est rouge, avec un verrouillage important. Avec des mouvements nerveux il l’ouvre, et pose son regard calmement. Ses mains sont glacées à cause du vent qui se faufile par derrière. Il entend ce dernier lui dire quelque chose, mais il ne comprend pas. Il ne veut pas comprendre. D’ailleurs, il n’a plus de raison.
La nervosité s’est transformée en folie. Avec des mouvements comme une bête enragée il soulève l’hache pointue qui se trouve sur le sol glacé. Il ne tremble plus. Les mains sont sèches et froides. Ses pas sont sûrs et stables. Il est maintenant devant la porte de leur chambre. Dedans se trouve celle qu’il croyait être sa vie. Mais, elle n’est plus rien. Elle n’est qu’une tricheuse. Une sale pute.
Doucement, il tourne la poignée de la porte, et entre sur la pointe des orteils. C’est impressionnant comme il est agile, malgré eus ( ?!) perdu toute raison. Devant lui se trouve une femme. Elle est habillée en blanc. Elle porte une robe de nuit blanche avec une beauté incomparable. C’est justement cette élégance qu’il lui avait séduit. Mais maintenant, c’est différent.
Avec une certitude froide et surprenante il hisse sa hache qui est bien aiguisée et prête pour l’action. Elle dort toujours dans son lit, comme une princesse innocente. Le silence est maître, mais brusquement, il cesse de l’être. Du rouge. La robe est en ce moment rouge. Le liquide qui transforme le blanc, est toujours chaud et agréable. Il glisse sa main dans sa poche et sors son mouchoir. Puis le trempe dans le sang toujours chaud, et l’embrasse contre ses lèvres sèches. Il se sent calme maintenant.
Tout à coup, en arrivant à bord de la mer, le rouge de ses lèvres est mélangé avec un liquide bien salé. Il sort sa langue et lèche ses babines comme un chien sauvage. Toutefois, petit à petit, sa raison commence de lui revenir et brutalement son corps se met à trembler. Il se rappelle maintenant de l’acte terrible qu’il a effectué. Doucement, il s’écroule en larmes.
Tuesday, February 28, 2012
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